
Daniel Rye Ottosen,en 2019. BOTYVE / CC BY-SA 4.0 Daniel Rye Ottosen est un homme pudique et brisé. Ce photographe danois de 35 ans est l’un des 25 Occidentaux à avoir été pris en otage par le groupe Etat islamique (EI),l’un des 16 à être revenu vivant. Il avait 24 ans lorsqu’il a été kidnappé à Azaz,en Syrie,le 17 mai 2013,à l’occasion de son premier reportage sur un théâtre de guerre. Il a été libéré treize mois plus tard,le 19 juin 2014. Treize mois de souffrances inouïes qui résistent au langage.
Mais son récit est là,qui ne dit qu’une infime partie des atrocités qu’il a vécues durant cette année passée entre les mains de ses tortionnaires : son témoignage au procès des geôliers de l’EI,vendredi 21 février,ne dévoile que les deux premières semaines de sa captivité.
Ses mots,traduits devant la cour d’assises spéciale de Paris par une interprète,sont simples,ses phrases courtes. Ne reste que la brutalité des faits. Les heures,les jours,les coups,le désespoir… Le quotidien d’un homme avalé par l’entreprise de déshumanisation de l’EI et son projet totalitaire.
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