Cinq mois après le début du mouvement de protestation contre la vie chère à la Martinique,et après s’être vu assigner en justice,le Groupe Bernard Hayot (GBH),numéro un de la distribution dans plusieurs départements ultramarins,a publié,mercredi 5 février,ses comptes consolidés pour les exercices de 2019 à 2023. La société se plie à une injonction du tribunal mixte de commerce de Fort-de-France,avant une audience prévue jeudi 13 février.
« Il n’y a pas de fatalité quant à l’opacité financière,a déclaré au Monde Renaud Portejoie,avocat au barreau de Fort-de-France. Pas d’impunité,ici en Martinique,et dans les territoires d’outre-mer. » Ce professionnel représente les quatre particuliers,dont deux résidents à la Martinique,qui,en novembre 2024,ont saisi le tribunal de commerce afin de contraindre le dirigeant de GBH à publier ses comptes. Selon les requérants,l’entreprise de distribution,fondée à la Martinique en 1960,se soustrayait à cette obligation légale depuis 2018.
Cette saisine s’inscrivait dans le contexte d’un mouvement de contestation contre la vie chère,qui avait commencé en septembre 2024. A la Martinique,les prix des produits alimentaires sont en moyenne 40 % plus élevés qu’en France métropolitaine,selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Leader de la distribution aux Antilles,où il possède un réseau d’hypermarchés Carrefour et de concessions automobiles,GBH est souvent accusé d’augmenter le coût de la vie. Le groupe a finalement déposé ses comptes consolidés au greffe le 21 janvier,deux jours avant l’audience prévue au tribunal de commerce,mais ceux-ci n’étaient pas encore consultables au moment de l’audience,qui avait donc été renvoyée au 13 février.
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