
Des policiers devant la basilique Notre-Dame de Nice après une attaque au couteau,le 29 octobre 2020. VALERY HACHE/AFP Brahim Aouissaoui est sorti de son silence mais pas de son déni. Au premier jour d’audience,lundi 10 février,il avait laconiquement déclaré : « Je ne me souviens pas. Comment j’ai pu tuer trois personnes ? Je n’ai rien à dire car je ne me souviens de rien. » Mais,à l’issue de l’exposé des faits par le président Christophe Petiteau,l’accusé de l’attentat de la basilique de Nice est entré,mardi,dans une forme de dialogue avec la cour d’assises spéciale de Paris.
« Est-ce légitime de prendre les armes pour combattre ceux qui ne sont pas de votre religion ? »,l’interroge le président.
« C’est un droit légitime quand on défend sa mère,sa sœur,sa terre »,répond calmement Brahim Aouissaoui en arabe,avant d’être traduit par un interprète. Il enfonce le clou : « Toutes les cibles sont légitimes. Quand vous tuez les musulmans,c’est normal. Mais quand les musulmans répondent et tuent,ça,c’est pas normal ? »
« Vous êtes d’accord avec les terroristes ?,le relance le juge.
– Il ne s’agit pas des terroristes,c’est la vérité »,rétorque l’accusé,qui se décrit comme « juste un musulman ».
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