
Florent Menegaux,PDG de Michelin,lors de l’assemblée générale des actionnaires du groupe,à Clermont-Ferrand,le 17 mai 2024. RICHARD DAMORET/REA Peut-on fermer des usines en France lorsqu’on dégage de bons résultats ? C’est le dilemme du PDG de Michelin,Florent Menegaux,qui a annoncé en novembre 2024 l’arrêt des sites de Cholet (Maine-et-Loire) et de Vannes d’ici à 2026,tout en présentant des comptes qu’il qualifie de « solides ». Malgré une baisse de 5 % des ventes et du résultat,le cru 2024,dévoilé mercredi 12 février,reste l’un des trois meilleurs du groupe,historiquement. A 12,4 %,« la marge opérationnelle est stable »,indique le communiqué. Le « cash-flow libre »,l’argent disponible une fois payés les investissements nécessaires à la croissance de l’activité,se maintient à 2,2 milliards d’euros (contre 2,3 milliards en 2023). Le bénéfice net est à 1,9 milliard d’euros.
Conscient du décalage entre ces chiffres et les plus de 1 200 emplois sacrifiés à Cholet et Vannes,le dirigeant du groupe de Clermont-Ferrand a pris,dès septembre 2024,son bâton de pèlerin pour faire une leçon d’économie industrielle aux ministres,députés,sénateurs,journalistes… « Le contexte français et européen est très délicat,explique-t-il sans relâche. Nous avons une arrivée massive des pneus à bas coûts d’Asie ces dernières années qui nous a fait perdre des parts de marché considérables. »
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L\'astronaute français Thomas Pesquet à bord de la Station spatiale internationale,le 30 avril 2021. (EUROPEAN SPACE AGENCY via AFP)
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