
A 33 ans,Valentin,célibataire sans enfant et graphiste indépendant à Paris,a résilié sa mutuelle,trop onéreuse à son goût. « Pourquoi payer 45 euros par mois alors que je ne vais qu’une fois par an chez le médecin ? »,s’interroge-t-il. « Excédé » par la flambée des tarifs des complémentaires santé,il a préféré une offre minimaliste à 15 euros par mois le protégeant contre les frais d’hospitalisation en cas de coup dur. « J’économise plus de 300 euros par an »,se satisfait-il.
En contrepartie,Valentin ne bénéficie plus des avantages de son ancienne mutuelle étiquetée « responsable ». Ce type de contrat,apparu avec la loi du 13 août 2004 et qui doit respecter des plafonds et des planchers de remboursement des soins,lui remboursait ses médicaments et ses consultations,en complément de la Sécurité sociale. Surtout,son ancienne complémentaire lui offrait un accès sans avance de frais et sans reste à charge à des équipements optiques,dentaires et auditifs grâce au dispositif 100 % santé,promesse d’Emmanuel Macron. « J’étais très bien couvert,mais je ne porte pas de lunettes,mes dents sont bien alignées et je n’ai pas de problème d’audition »,argumente-t-il.
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