
Une manifestation à l’appel du Mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception,à Paris,le 21 avril 1974. AFP L’historienne Bibia Pavard est coautrice de l’ouvrage Ne nous libérez pas,on s’en charge. Une histoire des féminismes de 1789 à nos jours (La Découverte,2020) et maîtresse de conférences à l’université Paris-Panthéon-Assas. A l’occasion des 50 ans de la loi qui dépénalisa l’avortement,défendue par Simone Veil,alors ministre de la santé,promulguée le 17 janvier 1975,elle revient sur les mobilisations qui ont conduit à la légalisation et explique en quoi l’acquisition de ce droit est fondamentale dans l’histoire des mouvements féministes.
Simone de Beauvoir souligne aussi l’hypocrisie concernant l’avortement dans Le Deuxième Sexe [publié en 1949],mais c’est véritablement avec l’émergence des mouvements de libération des femmes que l’accès à la contraception et à l’avortement est compris comme une condition nécessaire de la disposition de leur corps par les femmes. Le contrôle des hommes politiques,des juges,des policiers est rejeté. L’avortement clandestin est dénoncé comme une violence inadmissible par les féministes.
Il vous reste 77.35% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
La fusée Starship de SpaceX décolle pour son 12e vol d\'essai,vue depuis South Padre Island,au Texas,le 22 mai 2026. (RONALDO SCHEMIDT )
Les usages numériques diminuent le volume de mots que nous utilisons chaque jour. (MATT CARDY / GETTY IMAGES EUROPE)
Les investissements colossaux des monarchies pétrolières dans les activités culturelles, touristiques et sportives ne relèvent pas simplement d’une stratégie de diversification économique, décrypte le politiste Alexandre Kazerouni, dans un entretien au « Monde ».
Le fonds américain doit revoir drastiquement la rentabilité de son investissement dans FiberCop, société gestionnaire du réseau numérique italien, chargée de déployer la fibre dans la Péninsule.