
Sur le campus de Saclay,près de Paris,se tiennent des débats sur l’IA,préparatifs au sommet sur l’IA de Paris,le 7 février 2025. JOEL SAGET / AFP Jusqu’au bout,le droit d’auteur aura été un point de tension des préparatifs du sommet de l’intelligence artificielle (IA) de Paris,qui s’ouvre lundi 10 février. Moins de quatre jours avant l’accueil en grande pompe par Emmanuel Macron d’une centaine de chefs d’Etat,les représentants des industries culturelles ont été reçus en urgence à l’Elysée,jeudi 6 février au matin. Trois jours plus tôt,ceux-ci avaient été « très énervés » par un briefing de presse,raconte Pascal Rogard,de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD).
Les conseillers de l’Elysée avaient semblé écarter le projet de « charte » pour le respect de la culture que les ayants droit espéraient faire porter par l’organisation du sommet. L’un d’entre eux avait même dit une « énorme bêtise » en sous-entendant que le droit d’auteur était un « sujet particulièrement français »,mais « pas forcément mondial ». Il n’en fallait pas plus pour raviver les craintes des acteurs de la création de voir la défense de la culture éclipsée du sommet international.
« Lors du rendez-vous,les conseillers nous ont dit que le président de la République soutenait le droit d’auteur. Nous attendons donc une déclaration forte pour que la France soit présente sur ce principe,qu’elle a inventé »,explique M. Rogard,qui ne perd jamais une occasion de rappeler que Beaumarchais a créé,en 1791,le droit d’auteur,la rémunération proportionnelle aux recettes d’exploitation et la Société des auteurs dramatiques,devenue la SACD,où un buste du dramaturge trône dans la grande salle de réunion.
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