
Rassemblement devant la cour d'appel de Lyon,le 11 février 2025. NICOLAS LIPONNE / MAXPPP C’est à un dilemme aujourd’hui « impossible à résoudre » que veut s’attaquer la CGT. Alors que l’impact des substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (PFAS) sur l’environnement et la santé des populations a encore été souligné par une série d’enquêtes menées par 30 médias dont Le Monde,pointant la responsabilité des industriels – 20 sites de production en Europe,230 usines utilisatrices –,le syndicat refuse que les travailleurs en soient réduits à cette mauvaise équation : « Si l’entreprise continue à polluer,elle tue physiquement ; si elle ferme,elle tue socialement. »
Dans un courrier adressé à Matignon,le 6 février,la secrétaire générale de la CGT,Sophie Binet,les secrétaires généraux des fédérations de la chimie et de la métallurgie,ainsi qu’Agnès Naton,secrétaire de la CGT Auvergne-Rhône-Alpes,où se situent plusieurs sites concernés,demandent ainsi au premier ministre une « rencontre d’urgence » face à ce « nouveau scandale sanitaire »,pour élaborer des solutions qui prennent en compte à la fois le devenir de l’industrie et la santé des populations. A commencer par celle des travailleurs.
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