
Le chef de la junte nigérienne,le général Abdourahamane Tiani,assiste à l’ouverture de la commission chargée de conduire les assises nationales à Niamey,le 15 février 2025. AFP Les chefs d’Etat d’Afrique de l’Ouest avaient menacé de leur faire rendre le pouvoir par les armes. Avant de se raviser,sûrs que les sanctions économiques feraient déjouer leur coup d’Etat et libérer le président élu,Mohamed Bazoum.
Dix-huit mois après leur putsch du 26 juillet 2023,le général Abdourahamane Tiani et la bande d’officiers qui l’entourent,pourtant peu portés sur la connaissance des instruments financiers,continuent de tenir ferme les rênes du Niger,déjouant les promesses de banqueroute et surmontant sept mois de sanctions financières de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao).
Les militaires au pouvoir ont clôturé mercredi 19 février les assises nationales qu’ils ont convoquées. L’objectif affiché de celles-ci étant de donner un hypothétique calendrier en vue d’élections. Mohamed Bazoum et son épouse Hadiza sont toujours leurs prisonniers.
Pour assurer sa survie,le régime militaire a multiplié les combines dans cet Etat parmi les plus pauvres du monde. Pendant les sept mois de sanctions imposées par la Cedeao,entre le putsch et fin février 2024,les nouvelles autorités ont prôné l’austérité économique : le budget de l’Etat a été réduit de 40 % et une diplomatie régionale a été déployée destinée à contourner les embargos territorial et financier. Niamey s’est dès lors rapproché de son voisin togolais.
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