
La présidente de la Commission européenne,Ursula von der Leyen,et le vice-président exécutif en charge de la prospérité et de la stratégie industrielle,Stéphane Séjourné,à Bruxelles,le 29 janvier 2025. SIMON WOHLFAHRT/AFP En plein décrochage économique face aux Etats-Unis et à la Chine,l’Union européenne (UE) cherche sa voie. Pressée,notamment,par l’Allemagne,qui sort de deux ans de récession,et la France,dont les marges de manœuvre budgétaires sont quasi inexistantes,la Commission a désormais pour priorité de s’attaquer à la compétitivité en berne du Vieux Continent.
Mercredi 26 février,elle a présenté une série de propositions,destinées à alléger la facture d’énergie des Européens,trois à quatre fois plus chère que celle des Américains,à réduire le fardeau administratif des entreprises et à soutenir la décarbonation de l’industrie. Ce plan est le fruit d’un exercice aussi contraint qu’acrobatique,auquel Ursula von der Leyen a dû se livrer.
Si la présidente de l’exécutif communautaire tient à sauver le pacte vert,qui a structuré son premier mandat (2019-2024) et mis l’UE sur la voie de la neutralité carbone en 2050,elle doit aussi compter avec de nouvelles réalités : le retour de Donald Trump qui dérégule à tout-va,privilégie le « made in America » et menace ses alliés d’une guerre commerciale ; l’offensive chinoise sur les technologies vertes,qui met en danger tout un pan de l’industrie européenne ; la poussée de l’extrême droite sur le Vieux Continent comme au Parlement européen,et le combat que les nationalistes mènent avec la droite,aujourd’hui dominante en Europe,pour torpiller l’arsenal législatif destiné à lutter contre le réchauffement climatique.
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