Les propos tenus le 14 février par le secrétaire américain à la défense n’ont été qu’une confirmation,mais leur écho,amplifié par le lieu choisi pour les prononcer,continue à résonner dans des chancelleries européennes prises de court. « Il est temps d’investir,car vous ne pouvez pas supposer que la présence américaine durera éternellement »,a lancé froidement Pete Hegseth,à l’occasion de son premier déplacement à l’étranger,effectué à Varsovie,en plein cœur du dispositif militaire américain en Europe.
Ajoutés aux déclarations fracassantes de J. D. Vance à l’occasion de la Conférence de Munich sur la sécurité,où le vice-président des Etats-Unis a semé la consternation,le 14 février,en reprenant à son compte une partie de l’argumentaire russe,ces propos ont confirmé les craintes d’un désengagement américain qui planent sur le Vieux Continent depuis le « pivot » des priorités stratégiques américaines vers la région Asie-Pacifique,annoncé en 2011 par Barack Obama et repris à son compte par Donald Trump.
Son mot d’ordre « America first » et les mises en demeure qu’il ne cesse d’adresser à ses alliés de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) pour qu’ils consacrent une part plus importante de leurs budgets à leur propre sécurité ont,depuis,considérablement exacerbé ces craintes. Par ailleurs,selon le Washington Post,Pete Hegseth a ordonné aux membres de son administration de réfléchir à une réduction de 8 % du budget de la défense. Certains secteurs,comme la dissuasion et la protection des frontières,en seraient exemptés,mais la présence militaire en Europe ne figurerait pas sur la liste.
Il vous reste 61.14% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
La fusée Starship de SpaceX décolle pour son 12e vol d\'essai,vue depuis South Padre Island,au Texas,le 22 mai 2026. (RONALDO SCHEMIDT )
Les usages numériques diminuent le volume de mots que nous utilisons chaque jour. (MATT CARDY / GETTY IMAGES EUROPE)
Les investissements colossaux des monarchies pétrolières dans les activités culturelles, touristiques et sportives ne relèvent pas simplement d’une stratégie de diversification économique, décrypte le politiste Alexandre Kazerouni, dans un entretien au « Monde ».
Le fonds américain doit revoir drastiquement la rentabilité de son investissement dans FiberCop, société gestionnaire du réseau numérique italien, chargée de déployer la fibre dans la Péninsule.