
Le premier ministre français,François Bayrou,en visite au centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier (Isère),le 23 avril 2025. OLIVIER CHASSIGNOLE/AFP « Montrer au personnel pénitentiaire qu’on était avec eux. » Au lendemain d’une nouvelle série d’attaques visant des établissements ou des agents pénitentiaires,dans la nuit du lundi 21 au mardi 22 avril,le premier ministre,et les ministres de l’intérieur,Bruno Retailleau,et de la justice,Gérald Darmanin,ont voulu marquer le coup. En déplacement à la prison de Saint-Quentin-Fallavier (Isère),le trio gouvernemental se savait attendu par des personnels au bord de la rupture depuis le début d’une série d’incendies,de dégradations et de tirs visant enceintes et personnels de l’administration pénitentiaire.
Dans la nuit de dimanche à lundi,dans la commune voisine de Villefontaine,les domiciles de plusieurs surveillants de la prison ont été la cible d’incendies et de coups de feu. Vingt-quatre heures plus tard,une nouvelle série d’incidents,de moindre ampleur que ceux constatés depuis dix jours,a eu lieu à travers la France. Plusieurs véhicules ont été incendiés sur le parking du service pénitentiaire d’insertion et de probation de Caen ; dans l’Oise,un véhicule personnel et une boîte aux lettres ont été tagués « DDPF » pour « défense des droits des prisonniers français »,un sigle à l’origine douteuse retrouvé sur nombre de sites visés par les attaques des derniers jours.
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