La vie intellectuelle ressemble parfois au monde de George Orwell,qui écrivait dans 1984 : « La guerre,c’est la paix,la liberté,c’est l’esclavage et l’ignorance,c’est la force. » Dans cet univers,l’idéologie est si puissante que les mots sont inversés,le langage retourné. Aujourd’hui,des essayistes antiwoke accusent certains savoirs de propager l’ignorance,alors que des universitaires récusent une dénomination – le « wokisme » – inventée par la droite radicale afin de disqualifier la part critique des sciences humaines contemporaines.
L’antiwokisme est en effet soudainement apparu aux yeux du grand public comme l’arme idéologique de l’internationale réactionnaire,de Vladimir Poutine à Donald Trump en passant par Viktor Orban et Javier Milei. Leur rhétorique fait écho aux innombrables pamphlets et éditoriaux qui inondent des journaux et des plateaux de chaînes d’information selon lesquels les études de genre,les approches décoloniales,les humanités environnementales,sans oublier les travaux issus de la sociologie bourdieusienne,de la généalogie foucaldienne et de la déconstruction derridienne constitueraient des menaces civilisationnelles.
La fusée Starship de SpaceX décolle pour son 12e vol d\'essai,vue depuis South Padre Island,au Texas,le 22 mai 2026. (RONALDO SCHEMIDT )
Les usages numériques diminuent le volume de mots que nous utilisons chaque jour. (MATT CARDY / GETTY IMAGES EUROPE)
Les investissements colossaux des monarchies pétrolières dans les activités culturelles, touristiques et sportives ne relèvent pas simplement d’une stratégie de diversification économique, décrypte le politiste Alexandre Kazerouni, dans un entretien au « Monde ».
Le fonds américain doit revoir drastiquement la rentabilité de son investissement dans FiberCop, société gestionnaire du réseau numérique italien, chargée de déployer la fibre dans la Péninsule.