
Lors d’une manifestation contre la fermeture de classes d’école primaire à Paris,le 11 février 2025. THOMAS SAMSON/AFP Dans les rues de Paris,la mobilisation contre les fermetures de classes dans les écoles continue de s’afficher sur de larges banderoles placardées sur les façades de dizaines d’établissements scolaires. La capitale perdra 110 postes de professeur des écoles à la rentrée 2025,ainsi que 92 postes d’enseignant en collège et lycée. Une répartition des moyens qui fait de la plus petite académie du pays le territoire le plus touché par les suppressions d’emplois.
Dans le premier degré,141 classes (164 fermetures pour 23 ouvertures),selon un décompte confirmé par le rectorat de Paris,vont ainsi disparaître dans les 626 écoles publiques. Une « saignée » qui scandalise les représentants des enseignants et des parents d’élèves,ainsi que les élus parisiens. « Ces suppressions s’ajoutent aux près de 300 postes que nous avons déjà perdus les deux années précédentes »,relève Léa de Boisseuil,professeure des écoles et co-secrétaire départementale du FSU-SNUipp Paris.
Ces arbitrages résultent,souligne le rectorat de Paris,de la très forte baisse démographique que subit l’académie depuis plusieurs années. En septembre,4 100 enfants de moins sont attendus dans les établissements parisiens,dont 3 200 en primaire. Depuis 2014,les effectifs scolaires de la capitale ont fondu de 15 %,soit 39 000 élèves,dont 15 000 depuis 2020. « C’est une vision très comptable qui ne prend pas en compte la réalité des établissements qui accueillent des publics en difficulté »,rétorque Martin Raffet,président de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) locale.
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