
Henri Poupart-Lafarge,directeur général d’Alstom,lors d’un sommet ferroviaire européen,à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis),le 21 février 2022. BENOIT TESSIER/REUTERS En annonçant,mercredi 14 mai,le retour aux bénéfices d’Alstom lors de l’exercice 2024-2025,clos fin mars,son directeur général,Henri Poupart-Lafarge,se félicitait de la « résilience du groupe »,fragilisé ces dernières années par l’acquisition coûteuse de Bombardier en 2021. « Ces résultats sont parfaitement en ligne avec notre stratégie. Nous continuons notre progression selon notre feuille de route opérationnelle »,se réjouissait-il,avant de préciser l’objectif du groupe qu’il dirige depuis 2016 de réaliser entre 8 % et 10 % de marge opérationnelle à partir de 2026. Jugé décevant par les investisseurs,cet objectif a été sanctionné en Bourse : l’action a perdu 16 % de sa valeur dans la journée de mercredi.
Quarante-huit heures après,Alstom a annoncé que M. Poupart-Lafarge ne solliciterait pas un quatrième mandat à l’issue de celui en cours,qui s’achèvera en 2027,lors de l’assemblée générale prévue après la clôture des comptes annuels,le 31 mars.
« Le conseil d’administration se réjouit des très bons résultats annuels qui témoignent de l’excellence du management d’Henri Poupart-Lafarge,lequel conserve la direction générale du groupe jusqu’à la nomination de son successeur »,a écrit le groupe dans un communiqué diffusé vendredi 16 mai. Ce départ est une « volonté » de M. Poupart-Lafarge,est-il précisé. Selon le site L’Informé,M. Poupart-Lafarge a plutôt été poussé vers la sortie par les administrateurs qui lui cherchent un successeur,ce qui devrait « aboutir en juillet ».
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