
Kim Kardashian avec sa mère,Kris Jenner,devant la cour d’assises à Paris,le 13 mai 2025. LÉO VIGNAL/AFP Vus de loin,ils étaient les personnages d’un spectaculaire braquage. Vus de près,ce sont des accusés tentant avec difficulté de se dépêtrer des lourdes charges d’un dossier. De ces trois premiers jours d’interrogatoire au procès des braqueurs de Kim Kardashian restent des aveux en pointillé,des dénégations farouches et des explications embrouillées que la cour d’assises de Paris et les jurés emporteront dans leur délibéré.
Sur les dix accusés,deux n’ont pas eu d’autre choix que d’avouer. Confondus par leur ADN,Aomar Aït Khedache,présenté comme le cerveau de l’opération,a reconnu être monté à l’étage avec un complice pour séquestrer la star américaine et lui dérober ses bijoux ; Yunice Abbas a pour sa part admis avoir appartenu à l’équipe restée au rez-de-chaussée,après avoir menotté le veilleur de nuit.
Il est le premier à être interrogé. Les caméras de vidéosurveillance ont immortalisé sa chute à vélo à 3 heures du matin,le 3 octobre 2016,visage plein cadre à l’écran,avec le sac contenant une partie des bijoux dérobés. Et 65 000 euros en coupures de 50 euros ont été retrouvés en perquisition à son domicile et chez son fils. « Mon vélo avait crevé,le sac fermait mal,la sangle s’est prise dans la roue avant. J’ai fait un roulé-boulé »,dit l’accusé de 71 ans,atteint de la maladie de Parkinson. Il livre un détail qui a échappé aux caméras : « Juste avant,je pédalais sur le trottoir et là,je croise une voiture de police. Je me dis que c’est foutu,je fais un signe,genre je me rends. Et les policiers croient que je leur dis bonjour,ils me répondent bonjour. »
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