
Une antenne-relais de téléphonie mobile à Vertou (Loire-Atlantique),le 12 février 2021. STEPHANE MAHE/REUTERS Ils ont fait de la France leur priorité. Cellnex et son PDG,Marco Patuano,ne sont pas venus les mains vides à Choose France. Pour la huitième édition de ce sommet destiné à attirer les investissements étrangers,le géant espagnol des tours télécoms a annoncé un investissement de 2,5 milliards d’euros. De quoi ravir Emmanuel Macron,qui a lancé,lundi 19 mai,un « muchas gracias » (« merci beaucoup ») sur X.
Cellnex entend étoffer son parc de points hauts (pylônes,toits-terrasses ou châteaux d’eau) affectés aux réseaux mobiles dans le pays,précise Thomas Bertrand,le directeur général de Cellnex France,au lendemain de l’annonce. D’ici à 2030,le groupe passera de 25 000 points hauts à 30 000,ce qui lui permettra de consolider sa place de leader des tours télécoms en France,lui qui a déjà la main sur un quart du marché.
Ces infrastructures sont indispensables aux opérateurs comme Orange,SFR,Bouygues Telecom et Free. Tous louent ces points hauts pour y greffer leurs antennes de téléphonie,et apporter la 4G et la 5G à leurs clients. Cellnex argue que l’augmentation continue de la consommation de données nécessite de densifier les réseaux,ce qui implique de déployer de nouveauxsites dans les grands centres urbains,les villes moyennes ou les campagnes. Cette densification s’avère aussi nécessaire pour renforcer la couverture en 5G. Cette technologie repose notamment sur des fréquences dites « hautes »,qui portent moins loin que celles utilisées pour la 3G ou la 4G.
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