
Olivier Falorni,rapporteur général du texte sur la fin de vie,à l’Assemblée nationale,à Paris,le 12 mai 2025. LUDOVIC MARIN/AFP Au perchoir de l’Assemblée nationale,samedi 24 mai,Roland Lescure a ouvert la dernière séance des débats sur la proposition de loi portant la création d’un droit à « l’aide à mourir » par un compliment aux députés présents. « Je vous félicite »,a lancé le député (Renaissance) des Français établis hors de France,proche d’Emmanuel Macron,saluant « l’examen exemplaire » du texte qui doit être soumis à un vote solennel mardi 27 mai.
Aucun tumulte ni virulentes passes d’armes n’ont troublé les sept jours de débat consacrés à cette proposition de loi,qui « garantit une ultime liberté »,selon les députés qui l’ont défendue à gauche,mais aussi du côté des rangs du bloc central. Avec toutefois des divergences au sein des députés macronistes ou centristes.
Aucun vibrant plaidoyer non plus de la part des partisans de ce « grand texte ». Profil bas sur la forme et le fond : telle a été leur stratégie. « Ne donnons pas des arguments à ceux qui de toute manière sont opposés au texte »,avait donné pour consigne,le 2 mai,Olivier Falorni,député (divers gauche) de Charente-Maritime et rapporteur général du texte,en s’adressant aux députés de gauche tentés d’ouvrir l’aide à mourir aux mineurs. Assidue pendant les quelque quatre-vingt-dix heures de débats,Catherine Vautrin,la ministre du travail,de la santé,des solidarités et des familles,s’était fixé deux objectifs : rassurer sur le caractère « strict » des critères d’accès à l’aide à mourir et donner des « garanties » visant à « sécuriser » la procédure.
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