
Le média Next a composé un atlas mondial en accès libre. (image d'illustration) (Yuichiro Chino / Moment RF)
Les espaces virtuels à travers lesquels nous surfons s’appuient sur des infrastructures bien physiques. Et celles-ci mobilisent des ressources bien réelles. Serveurs de stockage de données,sites de production électrique,plans d’eau utilisés pour assurer le rafraîchissement des équipements… Les mondes numériques sont dépendants d’infrastructures qui redessinent le paysage.
Pour rendre cela encore plus concret et porter cette information au plus grand nombre,le média spécialisé Next a eu la bonne idée de composer un atlas mondial en accès libre élaboré à partir des données dites "open source",c’est-à-dire mise gracieusement à la disposition du public.
On y découvre la localisation des centres d’hébergement de données des principaux acteurs du marché (Microsoft,Meta,Apple…) avec leur consommation électrique et leur intensité carbone – c’est-à-dire la quantité de CO² émise pour conduire leurs activités.Il intègre également le tracé des câbles sous-marinset la carte du stress hydrique,ces régions où les quantités de l’eau dont on a besoin dépassent celles de l’eau disponible.
Comme par exemple,le WRI – World Resource Institute qui depuis les Etats-Unis met à disposition des cartes documentant les cas de tension hydriques. Ou en France,le site Internet OpenData Réseaux - Energie (Odré) qui agrège les données des transporteurs d’énergie. Des équivalents existent pour compléter les autres parties du globe.
En France,grâce à l'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN) cela peut remonter aux années 1950/1960. Et jusqu’à une dizaine d’années pour le reste du monde. De quoi démontrer concrètement que la révolution numérique façonne bel et bien le territoire. Reste à en limiter les effets néfastes. L’information de tous fait partie des outils de sa protection.
La fusée Starship de SpaceX décolle pour son 12e vol d\'essai,vue depuis South Padre Island,au Texas,le 22 mai 2026. (RONALDO SCHEMIDT )
Les usages numériques diminuent le volume de mots que nous utilisons chaque jour. (MATT CARDY / GETTY IMAGES EUROPE)
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