
Dans une crèche à Roubaix (Nord),le 7 octobre 2022. SAMEER AL-DOUMY / AFP Marie,44 ans,le dit simplement : oui,elle considère que son métier est « important ». « On aide les enfants à se développer,à se construire »,s’enthousiasme cette femme énergique (elle n’a pas souhaité donner son nom),salariée dans une crèche multi-accueil parisienne où « la bienveillance » est le maître mot. Après « dix ans chez Zara »,suivis d’une reconversion professionnelle dans la petite enfance en 2017,aujourd’hui,elle ne changerait d’activité pour rien au monde,même si « c’est de loin le métier le plus difficile que j’ai fait »,expose-t-elle.
Pas seulement en raison du mal de dos qui ne la quitte plus ou du bruit constant dans lequel elle évolue. Non,« la plus grosse pression » vient de « la responsabilité immense » qui est la sienne tous les jours. « Les enfants sont ce qu’il y a de plus précieux pour les parents qui nous les confient. Il faut qu’ils passent une bonne journée,qu’ils soient en bonne santé,ne soient pas malheureux… »
Une dizaine de femmes,réunies ce jeudi de novembre au Centre d’études et de recherches pour la petite enfance (Cerpe),à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis),un institut de formation à ces métiers,opinent de la tête. Les unes suivent un cursus d’un an pour devenir des auxiliaires de puériculture,les autres se destinent à devenir des éducatrices de jeunes enfants (niveau bac + 3). Beaucoup travaillent déjà depuis plusieurs années dans le secteur de la petite enfance,et effectuent leur formation en alternance.
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