
Le ministre de la justice,Gérald Darmanin,avec le ministre des armées,Sébastien Lecornu,à Paris,le 8 janvier 2025. LUDOVIC MARIN / AFP Pour justifier son projet,dévoilé juste avant Noël,de placer à l’isolement les « cent plus gros narcotrafiquants » de France,ministre de la justice,avait joué au promoteur immobilier en vantant une mesure « appartement témoin »,appelée à être élargie au fil de son succès. Dimanche 12 janvier,au micro de LCI,le garde des sceaux a matérialisé son dessein en évoquant le regroupement,à l’été,du casting des plus dangereux « narcos » derrière les murs d’un même établissement pénitentiaire de haute sécurité,dans lequel ils seraient placés à l’isolement.
Avant même de s’interroger sur le choix – et les aménagements intérieurs – de cette future prison réservée à un public connu pour poursuivre,en détention,ses activités illicites (commande d’assassinats,gestion de points de deal…),la définition même du « top 100 » des trafiquants laisse circonspects avocats et magistrats.
« Le chiffre de 100 est avant tout symbolique,il faut bien commencer par quelque chose. On comprend que le ministre veut d’abord frapper les esprits,estime Ludovic Friat,président de l’Union syndicale des magistrats. Mais il faut être réaliste : on n’isolera pas tout le monde. Car contrairement au terrorisme,on a beaucoup plus de monde qui est concerné par le crime organisé. Comment on les profile ? (…) Pour l’instant,on ne sait pas. » Aujourd’hui,sur les 80 000 détenus en prison,près de 17 000 sont liés au crime organisé et au narcotrafic.
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La quasi-totalité des actes étaient établis au nom de personnes bénéficiaires de la complémentaire santé, « pour des montants très supérieurs aux moyennes remboursées par l’Assurance-maladie ».
L’artiste congolais de 39 ans est entendu dans le cadre d’une « commission rogatoire de juges d’instruction », suivie par le Pnaco, d’après une information du site « Africa Intelligence ».
L’avocate de la partie civile espère que ce procès en appel confirmera les faits et le statut de victime de sa cliente, alors que la défense plaide le consentement. Durant la procédure comme lors du premier procès, les mis en cause ont affirmé que la victime était consentante. Le verdict est attendu pour le 3 avril.
Interpellés lundi 24 février dans la soirée, deux physiciens, âgés de 48 et 59 ans, avaient jeté trois bouteilles d’azote. Ils ont été condamnés, jeudi, pour « tentative de dégradation par un moyen dangereux » et « fabrication d’engins explosifs ».