
La journaliste Ariane Lavrilleux,lors d’un rassemblement de soutien organisé à Paris,le 17 janvier 2025. ANNA KURTH / AFP Un « immense soulagement » pour la journaliste,qui craignait d’être mise en examen pour « appropriation et divulgation du secret de la défense nationale »,pouvant être puni de cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende. Après trois heures d’audition,vendredi 17 janvier,Ariane Lavrilleux a finalement annoncé,en début d’après-midi,qu’elle avait été placée sous le statut de témoin assisté dans le cadre d’une enquête sur des atteintes au secret-défense,dont est accusé le média Disclose. « C’est une victoire pour la liberté d’informer,car les juges reconnaissent l’intérêt public de nos révélations et l’absence d’indices graves et concordants »,se réjouit Ariane Lavrilleux. « Nous appelons désormais à l’abandon total de la procédure »,a réagi Thibaut Bruttin,directeur général de l’organisation non gouvernementale Reporters sans frontières.
Avant sa convocation par la justice,la journaliste avait pris la parole lors d’un rassemblement,devant le tribunal de Paris,dénonçant une « procédure totalement hallucinante » de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI),qui a « déployé les moyens de la lutte antiterroriste pour la géolocalisation » de son téléphone,l’a suivie dans ses déplacements professionnels ou privés,et épluché ses comptes bancaires.
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La quasi-totalité des actes étaient établis au nom de personnes bénéficiaires de la complémentaire santé, « pour des montants très supérieurs aux moyennes remboursées par l’Assurance-maladie ».
L’artiste congolais de 39 ans est entendu dans le cadre d’une « commission rogatoire de juges d’instruction », suivie par le Pnaco, d’après une information du site « Africa Intelligence ».
L’avocate de la partie civile espère que ce procès en appel confirmera les faits et le statut de victime de sa cliente, alors que la défense plaide le consentement. Durant la procédure comme lors du premier procès, les mis en cause ont affirmé que la victime était consentante. Le verdict est attendu pour le 3 avril.
Interpellés lundi 24 février dans la soirée, deux physiciens, âgés de 48 et 59 ans, avaient jeté trois bouteilles d’azote. Ils ont été condamnés, jeudi, pour « tentative de dégradation par un moyen dangereux » et « fabrication d’engins explosifs ».