
Lors d’une marche de commémoration pour l’adolescent abattu par un policier,dans le quartier Pablo-Picasso,à Nanterre,le 29 juin 2023. BERTRAND GUAY / AFP Le parquet de Nanterre a requis le renvoi du policier Florian M. devant la cour d’assises des Hauts-de-Seine afin qu’il y soit jugé pour « meurtre »,a-t-on appris mardi 4 mars. Le 27 juin 2023,à la suite d’un refus d’obtempérer et d’une course-poursuite dans les rues de Nanterre entre deux agents à moto et une voiture de sport occupée par trois mineurs,Florian M. avait mortellement atteint le conducteur,Nahel,17 ans,d’une balle dans le thorax,tirée à travers le pare-brise du véhicule au moment où celui-ci,un temps bloqué par la circulation,redémarrait. Filmés par une passante,les faits avaient déclenché plusieurs nuits d’émeutes dans le pays. Le second policier avait été placé sous le statut de témoin assisté du chef de « complicité de meurtre » ; le parquet a requis un non-lieu en sa faveur.
Florian M.,40 ans,qui a passé cinq mois en détention provisoire,conteste avoir voulu donner la mort au jeune homme. Devant les juges d’instruction,il a assuré avoir décidé de tirer « pour stopper la fuite du véhicule » en visant « le plus bas possible afin d’atteindre une partie non vitale ». La voiture,en redémarrant,aurait modifié le positionnement de son arme contre le pare-brise,et donc la trajectoire du tir. Explication « crédible »,estime le parquet,qui cite les expertises en accidentologie et en balistique,selon lesquelles la mise en mouvement du véhicule a pu « provoquer » un « décalage du tir vers le haut ».
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La quasi-totalité des actes étaient établis au nom de personnes bénéficiaires de la complémentaire santé, « pour des montants très supérieurs aux moyennes remboursées par l’Assurance-maladie ».
L’artiste congolais de 39 ans est entendu dans le cadre d’une « commission rogatoire de juges d’instruction », suivie par le Pnaco, d’après une information du site « Africa Intelligence ».
L’avocate de la partie civile espère que ce procès en appel confirmera les faits et le statut de victime de sa cliente, alors que la défense plaide le consentement. Durant la procédure comme lors du premier procès, les mis en cause ont affirmé que la victime était consentante. Le verdict est attendu pour le 3 avril.
Interpellés lundi 24 février dans la soirée, deux physiciens, âgés de 48 et 59 ans, avaient jeté trois bouteilles d’azote. Ils ont été condamnés, jeudi, pour « tentative de dégradation par un moyen dangereux » et « fabrication d’engins explosifs ».