A la différence de Mehdi Nemmouche,Abdelmalek Tanem n’a jamais été identifié comme un de leurs geôliers par les quatre journalistes français retenus en otage par le groupe Etat islamique (EI) entre 2013 et 2014. La ligne de défense de ce djihadiste originaire du Val-de-Marne semblait donc,a priori,plus aisée à tenir que pour son coaccusé,à l’occasion de son interrogatoire devant la cour d’assises spéciale de Paris,vendredi 7 mars. Mais un accusé est parfois son pire ennemi.
Les charges qui pèsent sur Abdelmalek Tanem constituent un « puzzle »,a répété à plusieurs reprises,depuis le début du procès des geôliers de l’EI,le président,Laurent Raviot. Aucune de ces pièces ne suffit à prouver quoi que ce soit,mais une fois assemblées,elles dessinent un tableau troublant. Plutôt que de modifier la perception générale de ce puzzle,Abdelmalek Tanem a pourtant choisi d’en contester chaque pièce,au risque de ruiner tout à fait sa crédibilité.
La pièce maîtresse de ce puzzle est son rôle de garde du corps d’un émir néerlandais,Abou Obeida,qui dirigeait la prison installée par l’EI dans l’enceinte de l’hôpital d’Alep,en Syrie. Abdelmalek Tanem pouvait-il ignorer les activités de son émir ? « Je ne suis pas quelqu’un qui pose beaucoup de questions »,assure-t-il. Il est formel : il n’a jamais entendu parler d’otages occidentaux détenus dans les sous-sols de ce centre hospitalier,un vaste complexe transformé en quartier général et en centre de détention,où il se rendait pourtant régulièrement.
Il vous reste 61.32% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
La quasi-totalité des actes étaient établis au nom de personnes bénéficiaires de la complémentaire santé, « pour des montants très supérieurs aux moyennes remboursées par l’Assurance-maladie ».
L’artiste congolais de 39 ans est entendu dans le cadre d’une « commission rogatoire de juges d’instruction », suivie par le Pnaco, d’après une information du site « Africa Intelligence ».
L’avocate de la partie civile espère que ce procès en appel confirmera les faits et le statut de victime de sa cliente, alors que la défense plaide le consentement. Durant la procédure comme lors du premier procès, les mis en cause ont affirmé que la victime était consentante. Le verdict est attendu pour le 3 avril.
Interpellés lundi 24 février dans la soirée, deux physiciens, âgés de 48 et 59 ans, avaient jeté trois bouteilles d’azote. Ils ont été condamnés, jeudi, pour « tentative de dégradation par un moyen dangereux » et « fabrication d’engins explosifs ».