
Dans la chambre d’une adolescente à la maison Gaïa,en périphérie de Lille,le 20 mars 2025. AIMÉE THIRION POUR « LE MONDE » Nul ne sait où est Soraya. L’adolescente de 16 ans n’était pas au tribunal correctionnel de Paris,mardi 1er avril,où trois hommes de 18 ans à 20 ans ont été condamnés pour proxénétisme aggravé,après l’avoir exploitée. Elle ne saura rien du portrait qu’ils ont fait d’elle. Soraya qui « faisait la jalouse »,selon l’un. Soraya qui « voulait plus » avec un autre,alors que lui ne voulait que « l’aider »,raconte le seul à assumer avoir « facilité sa prostitution »,comme il dit. « Un bon samaritain,en somme »,ironise le procureur. Ce qui incluait donc de prendre des photos d’elle,de poster des annonces,de louer des appartements,d’intervenir quand les clients « l’abusaient ». Et de récupérer une bonne partie de l’argent.
Soraya ne s’appelle pas Soraya,son prénom a été modifié pour tenter de la protéger,comme tous les mineurs en situation de prostitution dont Le Monde retrace ici le parcours. Les alertes des professionnels de la protection de l’enfance se multiplient ces dernières années sur un phénomène qui semble en hausse,sans qu’il soit possible d’établir des données chiffrées fiables. Avec,toutefois,un élément constant : la prévalence des enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance (ASE)parmi les mineurs qui se prostituent et l’impuissance collective à y apporter une réponse.
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La quasi-totalité des actes étaient établis au nom de personnes bénéficiaires de la complémentaire santé, « pour des montants très supérieurs aux moyennes remboursées par l’Assurance-maladie ».
L’artiste congolais de 39 ans est entendu dans le cadre d’une « commission rogatoire de juges d’instruction », suivie par le Pnaco, d’après une information du site « Africa Intelligence ».
L’avocate de la partie civile espère que ce procès en appel confirmera les faits et le statut de victime de sa cliente, alors que la défense plaide le consentement. Durant la procédure comme lors du premier procès, les mis en cause ont affirmé que la victime était consentante. Le verdict est attendu pour le 3 avril.
Interpellés lundi 24 février dans la soirée, deux physiciens, âgés de 48 et 59 ans, avaient jeté trois bouteilles d’azote. Ils ont été condamnés, jeudi, pour « tentative de dégradation par un moyen dangereux » et « fabrication d’engins explosifs ».