
Des membres de la police scientifique inspectent des voitures incendiées sur le parking de la prison de Tarascon (Bouches-du-Rhône),le 16 avril 2025. MANON CRUZ / REUTERS La découverte,à la mi-avril,de véhicules de surveillants pénitentiaires incendiés et de prisons ciblées par des tirs,avec comme signature d’énigmatiques tags « DDPF » (« défense des droits des prisonniers français »),avait un temps laissé entrevoir le scénario d’une action liée à l’ultragauche,voire à une intervention étrangère.
Après deux semaines d’enquête et une trentaine d’interpellations,l’ombre planant derrière ces attaques violentes et coordonnées est une menace bien plus familière : celle du crime organisé et,plus précisément,des narcotrafiquants.
Les attaques de ces dernières semaines sont décrites comme correspondant au mode opératoire habituel de recrutement et d’exécution des tâches par la criminalité organisée. Si le sigle « DDPF » a d’abord interloqué les enquêteurs,la méthode employée pour commettre ces actes d’intimidation ramène aux « coups de pression » régulièrement commandités par les narcotrafiquants à de jeunes exécutants,peu expérimentés,rétribués quelques centaines ou quelques milliers d’euros pour fournir un service. De fait,plusieurs « charbonneurs »,habituellement employés sur les points de « deal »,semblent avoir été impliqués dans les récentes attaques visant les prisons.
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La quasi-totalité des actes étaient établis au nom de personnes bénéficiaires de la complémentaire santé, « pour des montants très supérieurs aux moyennes remboursées par l’Assurance-maladie ».
L’artiste congolais de 39 ans est entendu dans le cadre d’une « commission rogatoire de juges d’instruction », suivie par le Pnaco, d’après une information du site « Africa Intelligence ».
L’avocate de la partie civile espère que ce procès en appel confirmera les faits et le statut de victime de sa cliente, alors que la défense plaide le consentement. Durant la procédure comme lors du premier procès, les mis en cause ont affirmé que la victime était consentante. Le verdict est attendu pour le 3 avril.
Interpellés lundi 24 février dans la soirée, deux physiciens, âgés de 48 et 59 ans, avaient jeté trois bouteilles d’azote. Ils ont été condamnés, jeudi, pour « tentative de dégradation par un moyen dangereux » et « fabrication d’engins explosifs ».