« Eropolitique. Ecoféminismes,désirs et révolution »,de Myriam Bahaffou,La Passager clandestin,288 p.,22 €,numérique 16 €.
Des utopies socialistes à la fameuse « révolution sexuelle » des années 1960,les projets de société antiautoritaires ont souvent considéré le désir comme un levier essentiel de l’émancipation. Pourtant,affirme Myriam Bahaffou dans son nouvel essai,Eropolitique,il reste difficile de l’envisager comme une porte vers l’ensemble des dimensions du plaisir,tant nous nous obstinons à le penser à travers sa seule réalité sexuelle. Or,selon la chercheuse et enseignante en philosophie,« il n’y a rien d’émancipateur dans la promotion acharnée du désir sexuel ».
Pour le montrer,elle commence par formuler une critique de la « captation quasi exclusive du désir par le néolibéralisme actuel »,qui ferait de l’érotisme une force motrice du « capitalisme patriarcal et colonial » en l’organisant entièrement autour de la consommation,sous la forme d’un « désirconquête ». De ce constat,l’autrice fait naître la possibilité d’une autre forme de désir,qu’elle nomme « éropolitique » et qu’elle pense « collective,décoloniale,antispéciste et queer ».
Loin de l’injonction à l’épanouissement individuel des fantasmes,cette forme d’érotisme se traduit dans une vertigineuse ouverture sur le monde,une culture du renouvellement plutôt que de la destruction. Cet essai aussi rigoureux que jubilatoire,qui mêle habilement analyse philosophique,perspectives militantes et récits d’expérience,décrit les différentes traductions de cette éropolitique,de la joie d’être en vie à la mise en place de cultures micropolitiques,en passant par la reconnaissance de ce qui nous déborde et nous excède – nos « perversions ».
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La quasi-totalité des actes étaient établis au nom de personnes bénéficiaires de la complémentaire santé, « pour des montants très supérieurs aux moyennes remboursées par l’Assurance-maladie ».
L’artiste congolais de 39 ans est entendu dans le cadre d’une « commission rogatoire de juges d’instruction », suivie par le Pnaco, d’après une information du site « Africa Intelligence ».
L’avocate de la partie civile espère que ce procès en appel confirmera les faits et le statut de victime de sa cliente, alors que la défense plaide le consentement. Durant la procédure comme lors du premier procès, les mis en cause ont affirmé que la victime était consentante. Le verdict est attendu pour le 3 avril.
Interpellés lundi 24 février dans la soirée, deux physiciens, âgés de 48 et 59 ans, avaient jeté trois bouteilles d’azote. Ils ont été condamnés, jeudi, pour « tentative de dégradation par un moyen dangereux » et « fabrication d’engins explosifs ».