
Julian Assange s'exprime sur le balcon de l'ambassade de l'Équateur à Londres,le 19 mai 2017. Photo d'illustration. (JUSTIN TALLIS / AFP)
"C'est un immense soulagement",réagit maître Antoine Vey,l'un des avocats de Julian Assange après l'accord de plaider coupable conclu avec la justice américaine aux termes duquel il retrouvera la liberté après cinq ans de détention provisoire au Royaume-Uni. "Il a plaidé coupable,mais ce qui compte c'est qu'il est libre",commente l'avocat.
Julian Assange était poursuivi pour avoir exposé au grand jour,à partir de 2010,plus de 700 000 documents confidentiels portant sur les activités militaires et diplomatiques américaines,en particulier en Irak et en Afghanistan. "C’est un immense soulagement pour tous les gens qui,à travers le monde,sont évidemment très nombreux,que ce soit des journalistes,des militants,des ONG,des avocats,des juristes,enfin des centaines de millions de gens qui suivaient le sort de Assange et qui,aujourd'hui,pour la première fois depuis quinze ans,l'ont vu dans cette vidéo qui a été diffusée par WikiLeaks marcher à l'air libre et monter dans un avion",a-t-il expliqué.
Le fondateur de WikiLeaks,détenu depuis 2019,a pris un avion à Londres,pour comparaître devant un tribunal fédéral des îles Mariannes,territoire américain du Pacifique. "Pour ceux qui l'ont vu dans des conditions extrêmement difficiles à la prison de haute sécurité de Bellemare,c'est une image magnifique et on imagine qu'il va pouvoir enfin revoir ses enfants,pouvoir lire les livres qu'il veut,pouvoir choisir la nourriture qu'il a envie de manger et ça va être,j'espère une nouvelle vie pour Assange après la première vie de Assange",a espéré son avocat.
Julian Assange a négocié un accord de plaider coupable avec la justice américaine qui réclamait son extradition. "Il ne faut pas se fixer sur cet accord judiciaire qui a le mérite d'exister et qui a le mérite de lui rendre cette liberté",dit maître Antoine Vey,
Pour l’avocat de Julian Assange,cette libération "est aussi l'occasion de tordre le cou à cette mythologie",selon laquelle les WikiLeaks auraient mis en danger des citoyens américains. "Aucune personne n'a été mise en danger par ses informations. D'ailleurs,les États-Unis ne l'ont jamais soutenu et aujourd'hui concluent un accord qui montre bien que ça n'a jamais été le cas",affirme maître Antoine Vey,"Aujourd'hui,il est libéré. Ce dont il faut se réjouir,c'est qu'il y va pouvoir recouvrer sa liberté. Il y aura un temps d'analyse,mais clairement,quel calvaire,quel martyre il a eu à subir à titre personnel pour avoir fait quelque chose qui est simplement de diffuser des informations vraies",a-t-il estimé.
La quasi-totalité des actes étaient établis au nom de personnes bénéficiaires de la complémentaire santé, « pour des montants très supérieurs aux moyennes remboursées par l’Assurance-maladie ».
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L’avocate de la partie civile espère que ce procès en appel confirmera les faits et le statut de victime de sa cliente, alors que la défense plaide le consentement. Durant la procédure comme lors du premier procès, les mis en cause ont affirmé que la victime était consentante. Le verdict est attendu pour le 3 avril.
Interpellés lundi 24 février dans la soirée, deux physiciens, âgés de 48 et 59 ans, avaient jeté trois bouteilles d’azote. Ils ont été condamnés, jeudi, pour « tentative de dégradation par un moyen dangereux » et « fabrication d’engins explosifs ».