
L'homme d'affaires Michel Ohayon au tribunal de commerce de Lille Métropole,à Tourcoing,le 28 septembre 2022. (DENIS CHARLET / AFP)
La mise en examen vendredi 4 avril de l'homme d'affaires Michel Ohayon,soupçonné d'avoir détourné de l'argent des sociétés Go Sport,Gap France et Camaïeu,est "très satisfaisante",déclare dimanche 6 avril auprès de France Inter Christophe Lavalle,ancien délégué syndical de Go Sport.
"C'est très satisfaisant pour les ex-salariés que nous sommes,les ex-salariés de Camaïeu,les ex-salariés de Gap,les ex-salariés de Go Sport France. Nous avions raison",a dit l'ancien délégué syndical. "Toutes les précautions que nous avions prises afin de déceler les failles de ces dirigeants potentiellement mafieux sont aujourd'hui révélées par les enquêtes".
"Il y a des gens qui se sont retrouvés au chômage du jour au lendemain,je pense notamment aux salariés de Camaïeu,à qui on a dit 'À 20h,on ferme les grilles et vous ne revenez pas demain'",a-t-il ajouté. "C'est une violence inouïe pour des gens qui travaillaient dans ces entreprises-là depuis de nombreuses années. C'est d'une violence mentale inadmissible,surtout qu'il y a tromperie,et ça c'est beaucoup plus grave car c'est une violence psychologique".
L'homme d'affaires bordelais,mis en examen pour "banqueroute","abus de biens sociaux" et "escroqueries en bande organisée",a été placé sous contrôle judiciaire avec l'interdiction de diriger ou de gérer une société. Il avait bâti un empire commercial,fragilisé dès septembre 2022 par la liquidation,à Lille,de Camaïeu (2 600 salariés). Il avait dû céder Gap France et Go Sport,placées en redressement judiciaire peu après.
La quasi-totalité des actes étaient établis au nom de personnes bénéficiaires de la complémentaire santé, « pour des montants très supérieurs aux moyennes remboursées par l’Assurance-maladie ».
L’artiste congolais de 39 ans est entendu dans le cadre d’une « commission rogatoire de juges d’instruction », suivie par le Pnaco, d’après une information du site « Africa Intelligence ».
L’avocate de la partie civile espère que ce procès en appel confirmera les faits et le statut de victime de sa cliente, alors que la défense plaide le consentement. Durant la procédure comme lors du premier procès, les mis en cause ont affirmé que la victime était consentante. Le verdict est attendu pour le 3 avril.
Interpellés lundi 24 février dans la soirée, deux physiciens, âgés de 48 et 59 ans, avaient jeté trois bouteilles d’azote. Ils ont été condamnés, jeudi, pour « tentative de dégradation par un moyen dangereux » et « fabrication d’engins explosifs ».