
Le ministre de l’intérieur,Bruno Retailleau,à l’Assemblée nationale,à Paris,le 14 janvier 2025. JULIEN MUGUET POUR « LE MONDE » Le ministre de l’intérieur,qui clame depuis qu’il est entré en fonctions,en septembre 2024,son désir d’ordre et sa volonté de réduire l’immigration,a fustigé,jeudi 6 février,les « règles juridiques qui (…) entravent »,après avoir essuyé un désaveu cinglant de la justice dans son entreprise d’expulsion d’un ressortissant algérien.
Boualem Naman,surnommé « Doualemn » et âgé de 59 ans,avait été libéré plus tôt du centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne),après que le tribunal administratif de Melun a annulé,tout à la fois,l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et l’interdiction de retour pendant trois ans,que lui avait infligées la préfecture de l’Hérault,fin janvier.
Le renvoi de cet homme,dont le compte TikTok,qui comptait 138 600 abonnés avant sa fermeture,diffusait régulièrement des menaces contre des opposants au régime algérien,a déjà été plusieurs fois contrarié. Le 9 janvier,alors qu’il avait atterri à Alger sous escorte policière,les autorités algériennes ont refusé de l’admettre,et il a été refoulé vers la France,portant la crise entre Paris et Alger – nourrie par un contentieux sur le Sahara occidental et l’arrestation de l’écrivain Boualem Sansal – à un niveau de gravité sans précédent depuis une vingtaine d’années.
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