
Emmanuel Macron,au Musée du Louvre,à Paris,le 28 janvier 2025. BERTRAND GUAY / AFP Fin janvier,Emmanuel Macron annonçait le projet Nouvelle renaissance du Louvre,visant à aménager une entrée supplémentaire pour accéder au musée,dans la colonnade de Perrault,face à l’église Saint-Germain-l’Auxerrois,et creuser de nouvelles salles sous la cour Carrée afin d’y déménager La Joconde. Objectif ? Soulager le flux des visiteurs alors que le musée parisien en a accueilli 8,7 millions en 2024. Le tout « d’ici à 2031 au plus tard ».
Depuis ? « On est au travail »,affirme le musée,qui lancera,le 27 juin,un concours d’architecture pour le projet. Une short list devrait être établie en octobre,et un lauréat désigné en avril 2026. « En 2027,le projet doit être avancé de façon irréversible »,a prévenu Laurence des Cars,la présidente de l’institution,lors d’une récente réunion avec les syndicats. Comprendre : pas question que le prochain locataire de l’Elysée ne s’avise de détricoter un chantier faramineux,estimé au bas mot autour de 500 millions d’euros.
Sur le terrain,la perplexité l’emporte,pour le moment. « On est dans le flou »,reconnaît un agent qui participe à l’un des huit groupes de travail mis en place par la direction. Ce flou charrie son lot d’appréhensions relayées par La Tribune de l’art,qui,à longueur d’articles,crie au « vandalisme patrimonial ». Le Canard enchaîné,aussi,lâche de petites bombes de temps à autre,la dernière en date du 9 avril évoquant l’existence,à l’Elysée,d’une maquette classée top secret,preuve que le concours d’architecture serait déjà plié. « Une légende urbaine »,rétorque un familier du dossier.
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