
François Bayrou,à l’Assemblée nationale,à Paris,le 5 mars 2025. STEPHANE DE SAKUTIN / AFP Le parcours est tracé mais ce sera un concours d’obstacles. Le projet de loi sur l’accompagnement de la fin de vie – dont l’examen avait été interrompu par la dissolution de l’Assemblée nationale,le 9 juin 2024 – doit être de nouveau débattu dans l’Hémicycle à partir du 12 mai. Sous une forme voulue par le premier ministre,François Bayrou : à travers deux propositions de loi déposées jeudi 6 mars. Elles seront débattues l’une après l’autre pendant deux semaines au minimum. La première sera portée par Annie Vidal,députée (Renaissance) de Seine-Maritime,et est relative aux soins palliatifs. L’autre par Olivier Falorni,député (Démocrates) de Charente-Maritime prévoit l’accès à une « aide à mourir » pour les malades,sous certaines conditions.
François Bayrou avait expliqué,en janvier,qu’un texte législatif sur le développement des soins palliatifs était « un devoir à l’égard de celles et ceux qui traversent cette épreuve ». Et que l’aide à mourir relèvait d’une « question de conscience »,selon son entourage. Ce distinguo n’a ni rassuré ni convaincu ceux qui le soupçonnent d’une « manœuvre dilatoire » pour faire obstacle au vote d’un droit de certains malades de décider du moment de leur mort.
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