
Un ancien collègue du pédocriminel Joël Le Scouarnec,devant la cour criminelle du Morbihan,à Vannes,le 11 mars 2025. SERGIO AQUINDO POUR « LE MONDE » Une des patientes du radiologue François Py n’a pu résister à lui poser la question qui brûle les lèvres d’une bonne partie des habitants de Loches,petite ville en Touraine : « Entre nous,docteur,vous étiez au courant de l’affaire,non ? » L’affaire,c’est celle de Joël Le Scouarnec,74 ans,cet ancien chirurgien qui comparaît,depuis le 24 février,pour viols et agressions sexuelles contre 299 victimes présumées,mineures pour la plupart.
A la barre des témoins,le radiologue l’a juré devant la cour,comme il le fait sans doute quand ses patients l’interrogent : « Je ne savais pas. Je suis navré pour toutes les victimes,mais je n’y suis strictement pour rien. » A son tour à la barre,Christophe Ménard,anesthésiste,secoue la tête en guise d’incompréhension. « Personne n’a rien vu,il paraissait sous contrôle,pas du tout quelqu’un qui dérapait »,dit-il. L’unanimité est telle que Laurence Delhaye,une des magistrates de la cour criminelle du Morbihan,finit par demander : « N’y a-t-il pas eu une concertation entre vous pour que chacun dise la même chose ? » Plus d’une centaine de médecins,dans dix établissements différents,ont été entendus pendant l’enquête : aucun n’a jamais surpris un geste ni même un mot du chirurgien laissant soupçonner sa pédophilie. C’est un portrait de l’accusé en blouse blanche que l’audience a esquissé ces derniers jours. Ou comment un chirurgien pouvait soigner un petit patient et l’agresser sexuellement,parfois à quelques minutes d’écart.
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La nouvelle entité réunira les soupes Knorr, les moutardes Maille et la mayonnaise Hellmann’s, d’Unilever, et les épices Ducros, les ingrédients de pâtisserie Vahiné ou la moutarde French’s, de McCormick.
Une charte, qui rassemble pour la première fois l’Etat, les collectivités, les opérateurs et le monde associatif, prévoit des solutions opérationnelles parmi lesquelles la descente à la demande, le renforcement des dispositifs de signalement ou encore la formation des personnels.
Le gouvernement a dévoilé mercredi le projet de loi Ripost, au cœur duquel se trouve le protoxyde d’azote. Le texte prévoit notamment de faire de l’inhalation de ce gaz un délit passible d’un an d’emprisonnement et de 3 750 euros d’amende.
Théo Denner, qui revendique sa sympathie pour la mouvance néonazie, était jugé depuis le 9 mars pour un chantage à la « sextape » exercé sur des jeunes à Besançon. Le magistrat avait requis vingt ans d’emprisonnement, assortis d’une peine de sûreté des deux tiers.