Histoire d’une notion. « Réciproque. Ça signifie que ce qu’ils nous font,nous leur faisons en retour. Très simple. On ne peut pas faire plus simple que ça. » Dans son discours du 2 avril (« Liberation Day ») sur le commerce,Donald Trump n’a cessé d’appeler au retour de la réciprocité. Car,selon lui,c’est son absence qui explique les déficits commerciaux chroniques des Etats-Unis.
La réciprocité est un concept à double usage. Positif : un avantage pour un avantage. Négatif : œil pour œil. Instrument de protection du marché américain jusqu’en 1934,la réciprocité a servi ensuite de levier pour ouvrir les marchés internationaux,avant de réintégrer,en 1980,le vocabulaire protectionniste.
Le mot figure dans de nombreux traités commerciaux,à commencer par le premier traité commercial américain,passé avec la France en 1778. Il est également posé comme principe dans l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT) signé en 1947 et le traité portant création de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 1995. Sa définition semble relever du bon sens : « La réciprocité est la stratégie la plus efficace pour assurer la coopération entre égoïstes »,pour reprendre une formule du politiste Robert Keohane.
En Angleterre,au XIXe siècle,la notion de réciprocité a servi d’étendard aux diverses associations protectionnistes (Revivers of British Industry,Reciprocity Free Trade Association,National Fair Trade League,…). Les libres-échangistes n’étaient pas dupes. « Il existe un remède de charlatan qu’on appelle la “réciprocité”. Et ce remède de charlatan est sous la protection spéciale de médecins charlatans »,ironisait le premier ministre William Gladstone (1809-1898) dans un discours de 1879,en appuyant certainement le mot « protection » afin de faire sourire l’assistance.
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