
Sur la ligne de production de l’usine Nissan Motor Tochigi,lors d’une visite médiatique,à Kaminokawa (Japon),le 8 décembre 2023. RICHARD A. BROOKS / AFP Lorsque Renault est devenu actionnaire du constructeur automobile japonais Nissan,en 1999,un dirigeant de Chrysler avait comparé dans un livre cet investissement à « 5 milliards de dollars enfermés dans un coffre-fort envoyé par le fond ». L’histoire lui a donné tort. Louis Schweitzer,alors président du groupe Renault et artisan de l’« Alliance » mise en œuvre pour sauver le groupe de Yokohama (Japon),a alors envoyé Carlos Ghosn au Japon,flanqué d’une solide équipe. Des usines ont été fermées,les relations avec les fournisseurs mises à plat et le point mort,réduit. L’expansion internationale,notamment en Chine,a dopé les ventes : elles ont atteint 5,8 millions de véhicules en 2017,dernière année complète avant l’arrestation de Carlos Ghosn à Tokyo,le 19 novembre 2018. Pendant ces années fastes,le partenaire japonais de Renault lui a versé de juteux dividendes (près de 8 milliards d’euros au total entre 1999 et 2024) et fait mentir la prophétie américaine.
Ce mardi 13 mai,toutefois,elle redevient d’actualité,plus menaçante que jamais. Nissan,dont Renault détient 36 %,annonce une perte historique et précise qu’elle ne versera pas de dividendes en 2024 et 2025.L’action s’échange à 357 yens (2,20 euros),contre 400 yens en 1999,lorsque la marque au losange est entrée au capital.
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