Elles sont aides-soignantes,infirmières,agentes de nettoyage,pilotes d’avion ou hôtesses de l’air et elles travaillent en horaires « atypiques »,c’est-à-dire qu’elles sont en emploi le soir,la nuit,tôt le matin ou le samedi et le dimanche. Pour ces femmes qui vivent loin de la « norme temporelle fordiste » du travail à temps plein,en journée et en continu,la maternité est un éprouvant casse-tête. « L’arrivée des enfants soulève d’importants ajustements dans les couples concernés »,souligne la sociologue Anne Lambert dans un travail fondé sur un corpus de 80 entretiens réalisé pour la Fondation pour les sciences sociales.
Concernant les salariées en horaires atypiques,la grossesse est souvent un moment difficile : la chercheuse recense de très nombreux arrêts de travail précoces et de congés dits « pathologiques ». Fausses couches répétées,recours difficile aux techniques de procréation médicalement assistée (PMA),détresses fœtales,naissances prématurées : « Le caractère massif et quasi systématique des récits faisant état de complications avant et au cours de la grossesse ressort ainsi de l’analyse,constate Anne Lambert. Pour les femmes en horaires décalés,la période de la grossesse apparaît comme une réelle mise à l’épreuve des corps. »
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La couronne solaire visible depuis l\'Oregon (Etats-Unis) lors d\'une éclipse totale de soleil,le 21 août 2017. (ROBYN BECK )
Les Perséides sont le rendez-vous obligé des passionnés d\'astronomie au mois d\'août : durant quelques semaines,le ciel nocturne se pare de milliers d\'étoiles filantes. (WALLY PACHOLKA / Bridg