
LÉA GIRARDOT / « LE MONDE » Les autorités suisses sont promptes à critiquer le travail de la presse dès lors qu’elle enfreint le sacro-saint secret bancaire. Alors que la plupart des démocraties ménagent des exceptions dans leurs législations respectives pour protéger les journalistes qui révèlent des informations d’intérêt public éclairant,par exemple,des faits de corruption,de blanchiment ou de fraude fiscale,la Suisse s’y refuse catégoriquement. L’article 47 de sa loi bancaire prévoit même cinq ans de prison pour les journalistes qui exploitent des fuites de données bancaires ou révèlent l’identité du client d’un établissement.
C’est en s’appuyant sur ce texte,introduit en 2015,que la banque Reyl a déposé plainte contre X pour tenter de dissuader Le Monde et ses partenaires de publier leur enquête du 9 avril sur les défaillances de ses mécanismes antiblanchiment,enquête qui s’appuie sur des documents confidentiels. Or nos révélations viennent précisément mettre en évidence les contradictions de la Suisse sur le secret bancaire et la liberté de la presse : elle montre qu’un précédent leak bancaire exploité par la presse a servi de point de départ à une investigation majeure lancée par son autorité fédérale de surveillance des marchés financiers,la Finma – ce qui confirme sans conteste l’intérêt public de cette précédente publication.
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La quasi-totalité des actes étaient établis au nom de personnes bénéficiaires de la complémentaire santé, « pour des montants très supérieurs aux moyennes remboursées par l’Assurance-maladie ».
L’artiste congolais de 39 ans est entendu dans le cadre d’une « commission rogatoire de juges d’instruction », suivie par le Pnaco, d’après une information du site « Africa Intelligence ».
L’avocate de la partie civile espère que ce procès en appel confirmera les faits et le statut de victime de sa cliente, alors que la défense plaide le consentement. Durant la procédure comme lors du premier procès, les mis en cause ont affirmé que la victime était consentante. Le verdict est attendu pour le 3 avril.
Interpellés lundi 24 février dans la soirée, deux physiciens, âgés de 48 et 59 ans, avaient jeté trois bouteilles d’azote. Ils ont été condamnés, jeudi, pour « tentative de dégradation par un moyen dangereux » et « fabrication d’engins explosifs ».