
Jean et Viviane Badache et leur fils Benjamin Heysen-Badache,à Marseille,le 31 mars 2025. SPEICH FREDERIC/LA PROVENCE/MAXPPP « Jean Badache nous disait que nous étions des lions dans un champ peuplé de moutons et qu’il fallait attaquer en priorité les moutons blessés. » L’image destinée,à l’époque,à motiver les agents commerciaux d’Apollonia et rapportée au tribunal par l’un d’eux,jeudi 10 avril,a fait gronder la salle d’audience occupée par les parties civiles.
Médecins et membres de professions médicales,ils sont des centaines de familles,au début des années 2000,à avoir fait une confiance aveugle à Apollonia. Cette société de conseil en patrimoine d’Aix-en-Provence leur promettait,sans bourse délier,de préparer leur retraite en investissant dans l’immobilier avec le statut « gagnant-gagnant » de loueur en meublé professionnel : remboursement de TVA,revenus locatifs,défiscalisation avantageuse… les acquisitions devaient s’autofinancer à 100 %. Des investissements qui les ont au final surendettés et ruinés.
Au terme de la deuxième semaine de ce procès hors normes,le tribunal a examiné le processus de commercialisation d’Apollonia et sa démarche commerciale agressive. Des trames d’entretiens au téléphone avec des clients potentiels étaient rédigées par Jean Badache,le fondateur d’Apollonia : « Avez-vous déjà cherché à sortir de votre piège fiscal ? »,« Cessez votre hémorragie fiscale »…
Il vous reste 79.48% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
La quasi-totalité des actes étaient établis au nom de personnes bénéficiaires de la complémentaire santé, « pour des montants très supérieurs aux moyennes remboursées par l’Assurance-maladie ».
L’artiste congolais de 39 ans est entendu dans le cadre d’une « commission rogatoire de juges d’instruction », suivie par le Pnaco, d’après une information du site « Africa Intelligence ».
L’avocate de la partie civile espère que ce procès en appel confirmera les faits et le statut de victime de sa cliente, alors que la défense plaide le consentement. Durant la procédure comme lors du premier procès, les mis en cause ont affirmé que la victime était consentante. Le verdict est attendu pour le 3 avril.
Interpellés lundi 24 février dans la soirée, deux physiciens, âgés de 48 et 59 ans, avaient jeté trois bouteilles d’azote. Ils ont été condamnés, jeudi, pour « tentative de dégradation par un moyen dangereux » et « fabrication d’engins explosifs ».