LETTRE DU BENELUX

Julien Moinil,procureur du roi de Bruxelles,au siège de la police fédérale belge,à Bruxelles,le 28 février 2025. HATIM KAGHAT / AFP De son vaste et lumineux bureau,au neuvième étage d’un bâtiment moderne,Julien Moinil peut observer le palais de justice de Bruxelles,œuvre babylonienne de 26 000 mètres carrés à la façade longue de un kilomètre. Il possède un beau panorama sur la capitale belge. Il se perdrait dans la contemplation de l’œuvre folle,et délabrée,de l’architecte Joseph Poelaert (1817-1879) et il trouverait peut-être du charme à la ville s’il n’avait d’autres soucis.
Nommé en janvier,alors que le poste de procureur du roi de Bruxelles était vacant depuis quatre ans en raison de très habituelles querelles politico-linguistiques,l’ancien magistrat spécialisé dans la grande criminalité s’assigne deux missions : remettre d’aplomb le plus grand parquet du pays et rétablir l’ordre dans une ville dont il n’hésite pas à dire qu’elle est désormais « gangrenée par la criminalité,avec des métastases partout ».
A peine le nouveau « proc » était-il nommé qu’une nouvelle vague de violences éclatait dans la ville,laquelle avait déjà vécu une centaine d’épisodes violents en 2024 causant la mort de neuf personnes et des dizaines de blessés. Début février,des images faisaient le tour du monde : deux jeunes gens encagoulés surgissaient de la station de métro Clemenceau,à Anderlecht,et ouvraient le feu à la Kalachnikov,le début d’une série de règlements de comptes entre bandes,avec d’autres morts et blessés,pour le contrôle de points de deal sur les communes d’Anderlecht,de Saint-Gilles,de Forest et de Saint-Josse.
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La nouvelle entité réunira les soupes Knorr, les moutardes Maille et la mayonnaise Hellmann’s, d’Unilever, et les épices Ducros, les ingrédients de pâtisserie Vahiné ou la moutarde French’s, de McCormick.
Une charte, qui rassemble pour la première fois l’Etat, les collectivités, les opérateurs et le monde associatif, prévoit des solutions opérationnelles parmi lesquelles la descente à la demande, le renforcement des dispositifs de signalement ou encore la formation des personnels.
Le gouvernement a dévoilé mercredi le projet de loi Ripost, au cœur duquel se trouve le protoxyde d’azote. Le texte prévoit notamment de faire de l’inhalation de ce gaz un délit passible d’un an d’emprisonnement et de 3 750 euros d’amende.
Théo Denner, qui revendique sa sympathie pour la mouvance néonazie, était jugé depuis le 9 mars pour un chantage à la « sextape » exercé sur des jeunes à Besançon. Le magistrat avait requis vingt ans d’emprisonnement, assortis d’une peine de sûreté des deux tiers.